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Bruxelles, le 13/08/2026

Avec TILDA, Isabel construit une infrastructure mutualisée pour renforcer la lutte contre la fraude

Une terminologie commune, des enquêtes conjointes sur la fraude et un échange sécurisé de signaux de fraude vérifiés permettent aux institutions financières de détecter plus rapidement les fraudes et à y répondre collectivement. Cet engagement est au cœur du plan d’action contre la fraude porté par Febelfin, à la demande du ministre Beenders. Il se concrétise notamment par le lancement de TILDA, une plateforme pilotée par Isabel qui favorise la collaboration et le partage d’informations entre les acteurs concernés. En parallèle, TILDA permet d'anticiper les futures obligations européennes prévues par le Payment Services Regulation (PSR).

 

La fraude s'inscrit rarement dans le périmètre d'une seule organisation. Elle se déploie souvent à travers une chaîne impliquant plusieurs acteurs et secteurs. La banque de la victime constate le paiement frauduleux, une autre banque voit le compte sur lequel l’argent est versé, tandis que des organisations d’autres secteurs détiennent potentiellement de signaux complémentaires sur la situation. Dans de nombreux cas, la manipulation débute en dehors du secteur bancaire : la victime est d’abord approchée par téléphone, exposée à une publicité ou un faux message. Ce n’est qu’ensuite qu’une opération bancaire est effectuée.

Pris séparément, ces éléments ne fournissent pas toujours une image claire de la situation. Ensemble, ils révèlent souvent qu’un paiement en apparence légitime s'inscrit dans un schéma de fraude plus vaste.

Pour rendre cette collaboration possible, Isabel développe TILDA, une infrastructure neutre et sécurisée destinée aux enquêtes conjointes sur la fraude et à l’échange de signaux de fraude vérifiés.

 

Un langage commun pour mieux combattre la fraude

Une lutte efficace contre la fraude commence par l’adoption d’un langage commun. Ce que ne peut être décrit de manière uniforme est difficile à combattre collectivement. Aujourd’hui, les organisations n’utilisent pas toujours les mêmes concepts et classifications pour documenter les cas de fraude.

TILDA introduit donc une taxonomie standardisée de la fraude ainsi qu’un cadre commun pour décrire les différents modes opératoires. Le type de fraude précise la nature de l'incident, par exemple le phishing, la fraude par usurpation d’identité ou la fraude à l’investissement. Le modus operandi décrit quant à lui la manière concrète dont le fraudeur a procédé.

Ce langage commun à toutes les parties permet aux institutions de classifier les dossiers de manière plus cohérente, d’identifier les dossiers liés entre eux et de mettre au jour des connexions qui ne seraient pas visibles à partir d’une seule institution.

 

Collaborer au-delà des frontières institutionnelles

TILDA permet la réalisation d’enquêtes conjointes entre institutions financières au sein d'un environnement sécurisé, structuré et standardisé.

Une première application concrète concerne la lutte contre les comptes mules. Lorsqu’une institution financière détecte une transaction suspecte, elle peut demander à l’institution du bénéficiaire d’examiner le compte concerné. Si celui-ci est identifié comme un compte mule, les autres institutions participantes sont averties et peuvent vérifier si des transactions ou comptes liés apparaissent également dans leurs systèmes.

Cette approche permet aux équipes de lutte contre la fraude de combler plus rapidement les lacunes d’information, de relier des dossiers connexes et de détecter plus tôt les nouveaux schémas frauduleux.

 

TILDA, une infrastructure neutre de lutte contre la fraude

À la demande du ministre Beenders, Febelfin a coordonné la réponse sectorielle commune du secteur financier visant à renforcer la lutte contre la fraude. 

Dans cette stratégie commune, TILDA d’Isabel occupe une place centrale.

La plateforme TILDA est avant tout conçue pour les institutions financières. Isabel travaille activement à l'élargissement de l’écosystème et recherche des collaborations avec d’autres partenaires de confiance, notamment des opérateurs télécoms, des fournisseurs de logiciels d’accès à distance, des plateformes numériques et des organisations telles que le Centre pour la Cybersécurité Belgique (CCB).

Ces acteurs peuvent fournir des signaux précieux, comme des informations relatives à un changement récent de carte SIM, des cas d’usurpation téléphonique (spoofing) ou l’utilisation d’un logiciel d’accès à distance lors d’une opération bancaire sensible.

D’autres organisations peuvent contribuer à l'identification et à la neutralisation de sites web frauduleux, de numéros de téléphone malveillants ou d’autres infrastructures utilisées à des fins criminelles.

 

Une préparation concrète aux nouvelles règles européennes en matière de paiements

La lutte contre la fraude aux paiements se renforce également à l'échelle européenne. Le Parlement européen et le Conseil sont parvenus à un accord provisoire sur le nouveau Payment Services Regulation (PSR).

Cet accord prévoit notamment un renforcement de la prévention de la fraude et l’échange d’informations liées à la fraude entre prestataires de services de paiement.

TILDA aide les institutions financières à se préparer à ces futures obligations en traduisant les exigences de collaboration en définitions communes, en échanges d’informations sécurisés et en processus opérationnels d’enquête.

 

Le rôle d’Isabel

Isabel assume le rôle d’architecte de la plateforme et d’intermédiaire neutre entre les différentes parties prenantes.

Grâce à sa longue expérience en connexions sécurisées entre institutions financières, Isabel développe l’infrastructure, les possibilités d’intégration et la gouvernance nécessaires à l’échange d’informations sensibles liées à la fraude de manière contrôlée, standardisée et juridiquement solide.

 

Du test au projet-pilote

Les premières institutions financières sont actuellement connectées à l’environnement de test de TILDA. Elles peuvent ainsi s'y familiariser et affiner le fonctionnement de la plateforme, les processus d’enquête conjoints et l’échange de signaux de fraude.

Un premier projet-pilote en environnement de production avec plusieurs institutions financières participantes est prévu au quatrième trimestre 2026.

 

« La lutte contre la fraude commence par le fait de parler le même langage », explique Tim Van der Wee, Chief Technology Officer chez Isabel. « Nous devons non seulement savoir qu’une fraude a été commise, mais aussi de quel type de fraude il s’agit et comment le fraudeur a procédé. Ce n’est qu’en partageant rapidement, de manière sécurisée et standardisée ces informations que les institutions pourront détecter plus vite de nouvelles formes de fraude, les prévenir, établir des liens entre les dossiers et mieux cartographier les réseaux criminels sous-jacents. Ces informations peuvent également soutenir les enquêtes et les poursuites judiciaires. »

 

« La fraude ne peut être combattue par une seule banque, une seule entreprise technologique ou une seule institution publique », déclare David Demerie, Chief Sales & Marketing Officer chez Isabel. « TILDA a été conçu avant tout pour le secteur financier, mais sa véritable valeur se révèle si d’autres acteurs pertinents peuvent également y contribuer. C’est pourquoi nous développons activement divers partenariats avec des organisations capables de fournir une expertise, des informations ou des signaux de fraude. Nous réunissons ainsi les bons acteurs autour d’une approche commune et poursuivons le rôle historique d’Isabel en tant que partenaire de confiance fédérateur. »